Du décès de Lévi Strauss à la chute du mur de Berlin, les médias papiers nous offrent quelques « perles » en ces temps. Je vous en apporte deux.

La première est issue du Courrier International de cette semaine. Dans un dossier sur Berlin, vous pourrez lire un bon article sur l’histoire du papier toilette qui "illustre à elle seule les aberrations du régime et les raisons de sa chute" (p. 44). Au détour de ces lignes vous pourrez même apprendre que l’ancien porte-parole du gouvernement communiste reconnait que l’absence de papier toilette fut "L’échec du régime".

Dans un tout autre style, je vous propose ici le dessin d’Iturria qui travaille pour le quotidien Sud-Ouest. Coup de chapeau pour cette image -publiée sur son blog- qui est pleine d’un humour de bon aloi !



Bayard a vraiment de l’humour….
M’imaginer marié et vivant en couple au séminaire…
Ils sont un peu comme la boulangère de mon village qui ne savait pas que les prêtres s’engagent à rester célibataires et continents !

Question de foi

7.10.09

Mgr Albert Rouet à répondu cette semaine sur Radio Accords à l’une affirmation publiée sur la 4ème de couverture du dernier ouvrage de Pietro de Paoli ; Dans la peau d’un évêque : « La réalité, terrible, [pour un évêque] c’est que tout manque, les chrétiens, les prêtres, les moyens matériels et financiers. Mais ce qui manque par-dessus tout, c’est le désir, l’élan, tout simplement l’Espérance. Parfois c’est à se demander s’il reste la foi ».

L’évêque de Poitiers a répondu longement à cette affirmation. Pour lui, « tout de manque pas. C’est nous qui manquons et nous manquons de voir les véritables richesses que le Christ fait actuellement surgir de son Eglise. C’est modeste, c’est humble ; mais après tout quand Jésus était sur terre, c’était pas beaucoup plus glorieux. […] On est attaché à la quantité. Il faudrait beaucoup de chrétiens, beaucoup de prêtres, beaucoup de ceci, beaucoup de cela, beaucoup d’argent, n’oublions pas. Bien sûr ! Mais quand on a tout ça, on n’a plus besoin de la foi. […] Est-ce que nous sommes capables de montrer comme chrétien que la foi nous fait vivre, elle et elle seule ? »

Très bonne question... Bonne méditation à tous !


Avec ce quatrième titre, Pietro de Paoli nous entraine une nouvelle fois au cœur de la vie de Marc, l’homme de 38 ans, célibataire et curé de campagne. Devenu évêque, il nous donne l’occasion de méditer sur son épiscopat, lui qui est devenu le pasteur d’un tout petit troupeau. Mettant en scène de multiples situations ecclésiales plus ou moins connues du grand public, ce digest de l’histoire récente de l’Eglise catholique en France se dévore en quelques heures sans que l’on s’y ennuie.
Maniant avec brio la langue de Molière, ce récit n’est pas seulement à mi chemin entre la fiction et la réalité. Il permet à des lecteurs non avertis de découvrir la vie ordinaire d’un évêque et aux habitués de ces ministres ordonnés de les voir sous un nouveau jour. Car en effet, Mgr Marc Belhomme se montre à la fois sous les traits de l’évêque et du baptisé, c'est-à-dire du gestionnaire et du chercheur de Dieu.
Ce livre montre aussi combien les préoccupations pastorales ne sont pas toujours à la hauteur de ce qu’un peuple est en droit d’attendre d’un évêque. Pour moi, un évêque ne fait pas que gérer une situation avec les moyens dont il dispose. Il est celui qui à pour mission de développer un projet pastoral d’ensemble… Et cela semble assez absent dans ce journal de bord, comme dans la réalité qui nous est donné à voir par la plupart de nos épiscopes français.

Chaque petite action est un événement immense
où le paradis nous est donné,
où nous pouvons donner le paradis.
Qu’importe ce que nous avons à faire :
un balai ou un stylo à tenir,
parler ou se taire,
raccommoder ou faire une conférence,
soigner un malade ou taper à la machine.
Tout cela n’est que l’écorce d’une réalité splendide,
la rencontre  de l’âme avec Dieu
à chaque minute renouvelée,
à chaque minute accrue en grâce,
toujours plus belle pour son Dieu.
On sonne ? Vite, allons ouvrir :
c’est Dieu qui vient nous aimer.
Un renseignement ? Le voici :
c’est Dieu qui vient nous aimer.
C’est l’heure de se mettre à table ? Allons-y :
c’est Dieu qui vient nous aimer.
Laissons-le faire…

Madeleine Delbrêl in Nous autres, gens des rues.

 
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