Ce blog n’est pas une annexe des magazines "peoples". Pourtant, il va en avoir l’air aujourd’hui puisque je vous propose un entretien avec Pietro de Paoli, l’auteur anomyme de trois best-sellers parus chez Plon depuis 3 ans : Vatican 2035 (2005) ; 38 ans, célibataire et curé de campagne (2006) et La confession de Castel Gandolfo (2008).
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Vous soulevez beaucoup de questions que l’Eglise se pose : avez-vous le sentiment de l’aider à avancer vers l’avenir ?
Je n’ai pas le sentiment "d’aider" l’Église, mais plutôt de faire dans l’Église, mon boulot. Les questions que je soulève, je ne les poses pas pour améliorer ou réformer l’Église, mais en me demandant ce que nous pouvons faire pour que nous soyons à la hauteur de la mission que Dieu nous confie. D’ailleurs, en termes stricts, nous n’avançons pas vers l’avenir, c’est l’avenir qui vient à nous. Reste à savoir si nous lui ferons face ou si nous lui tournerons le dos.
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Quels sont les "retours" que vous avez de vos ouvrages ?
L’une des grandes frustrations de ma situation, du fait que j’ai une voix sans visage, c’est que je ne rencontre pas mes lecteurs. Heureusement, certains m’écrivent, plusieurs dizaines, au total peut-être une centaine, depuis Vatican 2035. Je crois avoir beaucoup de chance, car on ne m’écrit que pour me dire des choses agréables, la plupart du temps, pour me remercier. Je suis très touché par ces courriers. Particulièrement par ceux que j’ai reçu après 38 ans, célibataire et curé de campagne, de prêtres de tous âges. En particulier de très vieux hommes (80-85 ans) qui disaient se reconnaître, et d’autres, plus jeunes, plus proches de Marc. J’ai très particulièrement la mémoire de l’un d’eux qui m’a écrit "à cause de vous, je reste". N’aurais-je écrit que pour celui-là, que ça en valait la peine... En général, mes lecteurs me parlent d’espérance, ils me disent que je les aide à retrouver l’espérance. En cela, peut-être ce que je fais aide à avancer vers l’avenir ?
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Sur quoi avez-vous envie de publier maintenant ?
J’ai plusieurs pistes, mais je crois que le prochain (il n’est encore qu’en chantier) devrait voir le personnage de Marc (de 38 ans) réapparaître, et cette fois, il sera devenu évêque. Ce n’est que justice. J’ai fait parler les papes, les théologiens, les prêtres, il manque les évêques à mon "tableau de chasse". Et puis, Marc a été sévère avec les évêques, en particulier avec le sien. Et quelques uns de mes amis m’ont trouvé très dur. Il n’est que justice que je mette Marc dans cette situation, face à ce niveau de responsabilité. Et en confidence, je crois que c’est le job le plus difficile aujourd’hui, presque impossible. On va voir comment Marc s’en tire...
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Qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs catholiques de ce blog ?
Ne croyez pas que nous sommes à la fin d’un monde, le monde occidental chrétien, ne regrettez pas un soi-disant âge d’or, il n’y en a pas eu. Nous sommes, comme chaque génération, les premiers chrétiens. Regardons devant nous. Je crois que la promesse que Dieu fait à l’humanité et qu’il tient dans le Christ est belle et bonne. Aujourd’hui, Dieu nous fait grâce. Aujourd’hui, il renouvelle le monde. Et conclusion en forme de blague, tant que nous sommes au moins douze, il n’y a pas de souci à se faire.

7 commentaires:

  1. Ah ! Grand merci pour cette bonne idée. J'en sais plus, c'est super !
    Moi je n'ai lu que Vatican 2035, alors je vais allez lire un des deux autres... Ca me donne envie !
    Je visite ce blog pour la première fois... Qu'est-ce que c'est interessant. Bravo

    PPE

  2. Alors là chapeau ! Une telle interview... Faut que ca soit connue de tous ses lecteurs...

    Anonyme

  3. Si tu te la joues "people" pour nous offrir une interview de Pietro de Paoli, tout va bien :-) !

    Bon, va vraiment falloir que j'achète son dernier bouquin : ses précédents étaient très bons !

    Zabou

  4. Je retiens surtout sa dernière réponse, elle m'a d'ailleurs inspiré mon dernier billet.

    Merci pour cette découverte, je le met dans ma liste de courses :)

    Sebastien

  5. Qui sème la curiosité, cultive la société

    Oui c’est bien trouvé car d’après un auteur. La curiosité anime la recherche qui est par essence même la spontanéité, l’imagination, la fougue de la créativité et donc de la communication.

    Père Pietro de Poali,
    Merci d'éveiller la curiosité. La curiosité peut-être réveille-t-elle aussi l'âme? Qui sème la curiosité récolte la société puis-je oser dire. Alors continuez à nous donner curiosité des choses de Dieu en Jésus. Lui seul est la vie et le chemin vers l'avenir.

    La curiosité à bon escient crée du
    lien social et donc la société. Le propre de la curiosité étant d’abord de découvrir l’autre... Pour reprendre une phrase d’Hagège : l’apprentissage des langues est école de tolérance. Nourrir une curiosité de l’autre, assumer l’altérité ou bien de l’ignorer, c’est peut-être une voie moins utopique qu’il n’y paraît vers la paix.
    Il me semble que l'on peut transposer cette citation bien au delà des langues. En effet la vie ne vaut d'être vécue qu'au service des autres. Priez pour moi. Emilia

    Emilia

  6. Ben... tu sais qui c'est alors ?

    Emmanuel Pic

  7. Non je ne connais pas cette personne, mais j'ai eu l'occasion de la "rencontrer" sur Facebook.
    A noter : Croire aujourd'hui publie un autre entretien de cet été dans son numéro d'octobre.

    Julien

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